Tours Métropole Val de Loire à gauche en 2026 ? Episode 1 : récupérer Fondettes.

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Alors que Tours Métropole végète depuis des mois, empêtrée dans des dysfonctionnements managériaux, dans le discrédit d'une partie de ses élus pris dans des affaires judiciaires et dans un déni de représentativité, la majorité de gauche et écologiste élue à la Ville de Tours en 2020 n'ayant aucun poste exécutif, il est temps de repenser la stratégie pour sortir de l'impasse. La droite Augis-Briand entretient le mythe de la cogestion et de « la métropole des maires » dans laquelle les édiles, redevenus notables du Second Empire, s’entendraient politiquement entre gens de bonne compagnie autour d'un réjouissant repas, à chacun sa piscine, son local technique ou sa passerelle sur la Loire et tout le monde est content avant même de passer au dessert. De son côté, la gauche souffre encore d'un impensé autour de la stratégie à adopter pour la suite, l'ombre de Jean Germain planant encore sur une partie des élus tentés par une gestion à la papa de la métropole. L'objet de cette série d'articles qui commence donc aujourd'hui est de faire l'état des lieux de la gauche et de l'écologie dans chaque commune de la métropole et d'évaluer le chemin qu'il reste à parcourir pour construire une véritable majorité métropolitaine de gauche, avec des espaces de discussion et l'espoir d'un programme commun clair à présenter aux électeurs de toute la métropole en 2026. C'est une question de démocratie et d'urgence, écologique et sociale.

Absorption de la fondation Verdier par la Croix Rouge, vers un épilogue amer ?

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Depuis le 30 septembre à minuit, ça y est, le processus initié il y a quatre ans est arrivé à son terme : l'essentiel des activités de protection de l'enfance de la fondation Verdier est absorbé par la Croix-Rouge française sous la dénomination du pôle enfants et adolescents d'Indre-et-Loire (PEA37). Et sans grande surprise, c'est le scenario du pire qui se confirme, amenant à une casse sans précédent du statut et des contrats des 110 salariés concernés par l'absorption.

La psychiatrie en quelques chiffres…

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On se souvient toutes et tous au moment des confinements des reportages où étaient évoqués les effets catastrophiques de l'enfermement sur la santé mentale - celle des plus jeunes notamment - et sur le suivi des malades psychiatriques tombés dans l'isolement. Pourtant, il ne s'agissait pas d'un épiphénomène. La psychiatrie, c'est depuis longtemps le premier poste de dépense de l'Assurance Maladie, 20% des Français étant concernés chaque année par des troubles dans ce domaine. Malgré cette visibilité passagère des problématiques psychiatriques, les professionnels du secteur se mobilisent depuis des mois dans l'indifférence générale contre les réformes impulsées par Emmanuel Macron. Sous le nom pudique de "Nouvel Hôpital Psychiatrique", il s'agit de rationaliser les soins et de favoriser l'ambulatoire, ce qui se manifeste à Tours par un projet de réduction drastique du nombre de lits disponibles en psychiatrie, passant de 204 à 120. D'une réflexion avec pas mal d'acteurs du système autour de la contradiction entre besoins et moyens est née l'idée d'un dossier spécial psychiatrie. En voici donc la deuxième partie : quelques chiffres et statistiques pour comprendre les enjeux concrets du secteur.

Les billets de Joséphine #4 : la droite, la laïcité, le Burkini et la grosse fatigue

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Cette semaine, on a assisté à une énième rediffusion de cet incontournable navet de l'été qu'est le débat sur l'interdiction du Burkini et cette fois, ça se passait à la maison, à Tours. On connaît tous par cœur, mais on regarde surtout pour les acteurs impayables qui font vivre leur rôle avec une conviction éternellement renouvelée.

La droite, la laïcité, le Burkini et la grosse fatigue

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Cette semaine, on a assisté à une énième rediffusion de cet incontournable navet de l'été qu'est le débat sur l'interdiction du Burkini et cette fois, ça se passait à la maison, à Tours. On connaît tous par cœur, mais on regarde surtout pour les acteurs impayables qui font vivre leur rôle avec une conviction éternellement renouvelée.

Le billet de Joséphine #3 : ce qui se joue après les législatives

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Édouard Philippe sort de son entretien avec Macron et la stratégie proposée est simple : construire une large coalition des modérés contre les extrêmes, avec EELV, le PS, le Modem, LREM, Horizons, UDI, LR et quelques sans-étiquette. Chaque parti pèsera dans l’accord à hauteur de son nombre de députés et chaque parti devra montrer patte blanche en abandonnant une réforme emblématique, en signe de bonne volonté.

Henri Alfandari, Horizons et le nouveau nouveau monde

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Candidat suprise arrivé en tête dans la troisième circonscription d'Indre-et-Loire, Henri Alfandari est un homme pressé. Inconnu il y a deux ans, maire, délégué de com-com, conseiller départemental et peut-être bientôt député, notre novice en politique est également un excellent communiquant. Pourtant, au-delà de son image publique parfaitement maîtrisée, le personnage gagne à être connu en détail. Portrait.

Alerte sur la situation des EHPAD en Indre-et-Loire

Suite de la série dédiée sur ce blog aux services publics : après quinze ans de néo-libéralisme et alors que la situation craque de toute part – protection de l'enfance, école, hôpital, psychiatrie, services de secours, assistance sociale, ferroviaire – des agents prennent la parole pour défendre fièrement et dignement leurs missions d'utilité publique.

Aujourd'hui, on parlera des problématiques propres à la prise en charge des personnes âgées dépendantes – sujet épineux s'il en est –, ce qui soulève d'énormes enjeux, avec le vieillissement de la population issue du Baby Boom et alors que les liens familiaux distendus limitent fortement la prise en charge dans le cadre familial. La crise du Covid et les révélations récentes sur le système Orpéa qui a déclenché une demande d'enquête par le gouvernement ont beaucoup médiatisé la question. Mais qu'en est-il en Indre-et-Loire ?

Ces services publics que le néolibéralisme liquide : l’administration fiscale

Suite de la série dédiée sur ce blog aux services publics : après quinze ans de néo-libéralisme et alors que la situation craque de toute part – protection de l'enfance, école, hôpital, psychiatrie, services de secours, assistance sociale, ferroviaire – des agents prennent la parole pour défendre fièrement et dignement leurs missions d'utilité publique. Aujourd'hui, un service mal aimé quoi que surpuissant et absolument clef : l'administration fiscale. A la fois fer de lance du new public management, avec ses légions de hauts fonctionnaires, les mieux classés de l’École Nationale d'Administration, qui entendent importer les méthodes du privé dans la gestion des affaires publiques, et à la fois laboratoire depuis Sarkozy de la réduction des effectifs et de l'automatisation des tâches.